Mis à jour le 22.02.2012
Sous le titre de Stonehenge rhyolitic bluestone sources and the application of zircon chemistry as a new tool for provenancing rhyolitic lithics
, un intéressant article écrit par Bevins R.E., Pearce N.J. & Ixer R.A. a été publié en cette année 2011 dans le Journal of Archaeological Science, 38 : 605-622.
On sait qu’il existe deux grands groupes lithologiques au sein des matières premières utilisées pour construire le monument de Stonehenge, les Sarsens et les bluestones. Les composantes du premier groupe sont considérées comme provenant des environs du site. Ce n’est pas le cas des dolérites, roches les mieux représentées parmi les bluestones, dont la provenance a été, depuis longtemps, identifiée dans le sud-ouest du pays de Galles et plus précisément dans les zones élevées du district Mynydd Preseli. La composante non-dolérite des bluestones, qui comprend notamment des rhyolites, a été moins étudiée, même si on lui supposait une origine assez similaire à celles des bluestones.
En utilisant une méthodologie basée sur la chimie du zircon, les auteurs ont pu montrer une forte similarité des rhyolithes de Stonehenge et de celles de Mynydd Preseli et plus particulièrement des basses terres de la zone nord de cette région, dénommée Pont Season.
Du point de vue purement archéologique, cette étude conduit à s’interroger sur les voies de transport des pierres vers Stonehenge. A cet égard, outre une voie terrestre vers le sud, la localisation de l’origine des rhyolytes permet d’entrevoir une possibilité de déplacement par le nord et la mer toute proche.